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Affichage des articles du août, 2015
Beaucoup de paroles pour ne rien dire, bien du plaisir à vouloir nouer les langues qui défilent comme des blessures.
Guerre transparente, il est si difficile de retenir sa bouche, canal de vie, étoile du berger.
Je retrouve le verbe qui éveille la source de chaleur pendant que d’autres attendent l’extase de la lune en rond.
Aux premières lueurs, j’attends mon tour, le voyage de l’autre côté du sol, là où les noms s’éternisent.
©Jamila Abitar

A Marrakech, derrière la Koutoubia

Javaisoubliémaville,

lamémoiredessucreries,
desdentscassées,
desbouchessansissues.
Javaisoubliémesfrèresnoyés
sansavoirapprisànager,
prèsdesbarquestrouées
demonparcoursdejeu.
Javaisoubliémavillesansterre,
Marrakech,cestentoiquejerevis.
Koutoubia,

tapierreréveilleunpeuple,
réveillemonêtreoublié.
Mamémoire,vivante,rougitdetesreflets.
Jaiavalétonsableetjaipleurémesfrères.
Ettrahieparmesfrères,jaisursauté,
combiendefois,depuiscentans !
Lucidecommecettelumièrequel'onvoit,
cetterencontreentrecesmurs
quiembrassentl'intemporel.
Jevoudraisretrouvermavillerouge,saverdure,
seschampsdempreintesdesangpartagé.
JevoudraismecacherderrièrelaKoutoubia
etsentirJamaaElFnaveillersurMarrakech.
Amonsommeildéfendu,cestlenéantaccompli.
Aussiloinquemamémoiredisparaît
lerêvedunpoèmeréussi.
Aussiloinquemesrêvesréussis,
lasplendeurduneviesanshistoires.
Unsouffleparmilesouffle,
un être dans le tout être.
©Jamila Abitar

A Marrakech, derrière la Koutoubia

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Les êtres portées s’abreuvent d’un jour sans heure.

Du haut des Minarets, des instruments à cordes atteignent l’infini.
Comme coton poussé vers in tisserand, la semence gratifie le ciel.
La prière et l’émotion font grandir le rêve.
Le contraste des couleurs devient détails à prendre.
Un oracle de contes qui laisse tourner le cœur.
La mémoire d’une piste qui n’en finit pas de charmer.
©JamilaAbitar

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Jemesuislivréàl’énergielaplushaute
pourpasseràtraverslevin.

Il faut dutempspourfairerenaîtrel’émotionàl’étatpur,
s’insurgercontrelesforcesdelanatureetrompre avec elle.

Lorsquel’onpossèdeetlaconnaissanceetlevécu,
celapeutprovoquerunedétonationdesplusirrémédiables.

Vousavezlesentimentque :
quandvousouvrirezlabouche,
cequiensortiraseradufeu.

J’aipêchédanslesbrûluresduverbepournepascacherlaparole.
J’aihurléjusqu’auportaildemaraison
etj’aidemandépardonàlaterrequim’aportée.
Jesuislevisagesansvo
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Koutoubia,
ta pierre réveille un peuple,
réveille mon être oublié.

Ma mémoire, vivante, rougit de tes reflets....
J’ai avalé ton sable et j’ai pleuré mes frères.

Et trahie par mes frères, j’ai sursauté,
combien de fois, depuis cent ans !

Lucide comme cette lumière que l'on voit,
cette rencontre entre ces murs
qui embrassent l'intemporel.

©Jamila Abitar