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Affichage des articles du janvier, 2013

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Poème

Lamortque jaivueme rendtransparente.

Commemoi,
ilsse rappellerontdelaville quinousaccueille,
desforcesqui nouscontrôlent.
Lessignesqui fontrenaître
lagestedes origines,
letriangledu soleilcouchant,
seshorizons surnoscorpstransparents.

Pâturages,aube naissante,
commeà laccoutumée,jallais écrireàdroite
monlatinqui neressembleplusà rien.

Serait-cecela lapoésie,ce laissez-passer
autorisépar linvisible
quitransporte lexistenceversles âmeséveillées ?
(in A Marrakech, derrière la Koutoubia, ed. alfAbarre - Paris )

Poème

Jaipassé lasoiréeàtenir unproverbedebout
pourdire
leparentassis prèsdelolivier
àattendreson heure,
pourdire
letempsperdu
àsechercher dansdesbruitsde hasard,
pournouer
lavoixaux mots,
lextraire pouruntempsde samédiocrité.

Mesurerla parolejusquaurevers delaplume
etraturerles lignesbavardesdelegs sanglants.


Quelinconnu fidèlemesouffleraàloreille
lescouleursde laphrasemagique? (in A Marrakech, derrière la Koutoubia, ed. alfAbarre - Paris)

Anthologie Voix de la Méditerranée

Chemin d’errance (Poème pour l’Anthologie du Festival de Lodève – Juillet 2012.)


J’ai poussé la poésie à ses petits bouts de bonheur
la nuit où j’ai porté la voix du poème
sur mon dos.




J’ai entendu dans ton sommeil
tes hurlements quand le soleil s’est élevé
sur les crêtes du corps disparu.




Je sais le paysan qui soigne la terre
et les couleurs vives qui m'ont nourrie.
J'ai embrassé le soleil
et j'ai surpris debout les blés
faisant l'amour…




Mes battements du cœur
suspendus à ton horloge
ont écouté ta voix.




Parle-moi de cette colline lointaine
qui ne dirait pas son nom !




Ma mémoire morte nourrit les feuillages
et nous cendres,
avons vu la danse du cygne…
j'ai osé suspendre, entre deux lacs,
sur le chemin de l’errance
l’aveugle discours.




Jamila Abitar

Médiathèque d'Arcueil

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Jamila Abitar reads from her most recent collection of poetry "À Marrakech derrière la Koutoubia".

http://www.youtube.com/user/rogerwestmusic?feature=watch