Extrait Recueil A Marrakech, derrière la Koutoubia

La nuit arrachée

Territoire authentique ou émeute :
on pleure l’hirondelle qui ne sait où aller,
maladresse de ne ressembler à rien
ou le plus vaste mot oublié
à l’intérieur d’un vase muet.


Beaucoup de paroles pour ne rien dire,
bien du plaisir à vouloir nouer les langues
qui défilent comme des blessures.

Guerre transparente,
il est si difficile de retenir sa bouche,
canal de vie, étoile du berger.


Absence de paroles,
se dire que le mot est juste,
souffle, envol vers ce non-être
qui pourrait exister
en dehors de nous.


Ils réapprennent la caricature qui tue,
le frisson sanglant,
la beauté créatrice qui jamais ne s’oublie,
et nourrissent la réflexion
pendant que nos poumons
gonflent encore le mot à dire.

©Jamila Abitar

Posts les plus consultés de ce blog

4ème de couverture A Marrakech, derrière la Koutoubia

A Marrakech, derrière la Koutoubia

Chant du Matin, Extrait Poème de Jamila Abitar