L’aube sous les dunes


Tant de matins sous les dunes
reposent sur le silence des vers
partis en sable parmi les mots,
dans un champ où la forme devient réalité.

Témoigner de la marée, poursuivre l’écume
En trombe du temps.

Au fond des bronches, je serai blanchie,
Dessalée dans le corail
.

Des mots porteurs de la plus haute charge symbolique : pharaon, dune, aube, sable, prophète, ancêtre, astre...et bien d’autres encore, des mots qu’on croirait d’autre temps. Jamila Abitar articule son écriture à l’une des fonctions les plus éminentes de la poésie, à savoir, aider à mieux voir, à revitaliser notre sensibilité.

4ème de couverture : Léopold Congo-Mbemba Editions L’Harmattan,
Coll. Poètes des Cinq Continents, ISBN 2-7384-9285-1

L’ombre
emporte les souvenirs,
assouvit
l’encre dans son néant.
Le vent d’une page,
sur une terre en sursis
qui demain sera fertile.
A l’aube des dunes.


Jamila Abitar

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